CoopàCuba

Coopàcuba : un débat convivial et animé


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Un débat animé avec les représentants de l’ambassade de Cuba. © Photo NR


Pas de surprise samedi dernier à l’assemblée générale annuelle de Coopàcuba. L’ancien bureau a été applaudi pour le travail de cette année et entièrement réélu. Seul point d’ombre, les difficultés de gestion liées à la crise sanitaire qui risquent de se faire ressentir pour la prochaine période. Mais Jacques Burlaud et son équipe se montrent plus que jamais déterminés à continuer leurs opérations de coopération avec cette île qu’ils aiment tant.

Le débat qui a suivi en la présence de Justo Rodriguez, troisième secrétaire de l’ambassade cubaine et l’attachée culturelle Alexa Morales a été instructif et passionnant. Beaucoup de questions ont concerné la gestion de la pandémie par les autorités cubaines. Selon les interlocuteurs, ce pays de 11 millions d’habitants, toujours sous embargo américain, aurait mis en place « une politique de prévention efficace », puisqu’à ce jour le bilan officiel resterait « de 123 décès recensés ».

« Le personnel médical se déplace directement chez les habitants, a expliqué Julio Rodriguez. Cuba compte environ un médecin pour 100 habitants, et 1.000 à 1.200 médecins sont formés chaque année. »
« Nous avons une tradition forte de la médecine de proximité, a ajouté Alexa Morales. Nous sommes fortement attachés à la prévention, et pas seulement en ce qui concerne les pandémies. Chaque médecin est responsable d’un quartier, et connaît les gens qui y habitent ainsi que les soins spécifiques à apporter à chacun. »

Après un rapide retour sur les Brigades spécialisées contre les catastrophes naturelles et les épidémies qui permettent à 3.000 médecins cubains d’aider actuellement les pays du monde entier, les questions ont également porté sur les problèmes d’approvisionnement de l’île dûs au blocus. « Il est actuellement très difficile de trouver des aliments frais. Et le manque de touristes entraîne également de grosses pertes pour notre économie. Comme tout le monde, au début de la pandémie, nous manquions de masques. Nous avons fait face grâce à de fortes donations en provenance de Chine et de Russie, mais surtout grâce à l’engagement des femmes cubaines qui ont confectionné des masques en quantité importante », a alors expliqué Julio Rodriguez.

Pour finir, les deux diplomates se sont réjoui des relations « plutôt normales » avec l’Union européenne tout en déplorant que le monde de la finance rende souvent les choses difficiles depuis 2017 et l’élection de Donald Trump. « Nous espérons qu’il y aura du changement à partir de novembre », a conclu Julio Rodriguez.